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Les créations_

Toujours sur cette mer sauvage

On va sur une mer. Vient l'idée du naufrage et du lent tournoiement vers l'abîme. Le sentiment de l'éperdu. Il y a le silence, la solitude, l'envahissement de la vague. La peur de la noyade et l'inondation par l'effroi. La confiance fragile sous l'horizon distant. La merveille de l'étendue. Il n'y a ni commencement ni fin mais la répétition
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Nigra sum, Pulchra es

C’est le premier mouvement du vent. Un soleil neuf, une promesse La naissance d’une danseuse, la force de sa beauté singulière et l’évidence d’une intelligence en mouvement. La révélation d'un talent. Il faut se taire et contempler, creuser sur la scène des espaces de lumière et laisser se déployer la danse. Être frappé par la poésie du Cantiques des Cantiques…
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Éloge du puissant royaume

J'ai rencontré les danseurs de Krump sans doute parce que je les ai toujours cherchés. Ils s'appellent, Jigsaw, Kellias, Crow… noms de code de leur identité réinventée. Le Krump est un mouvement profond, pas encore une marchandise. Il semblerait que le monde ait fait naître là où on ne l'attendait pas, une danse du dedans, authentiquement spirituelle, faite…
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Mais le Diable marche à nos côtés

« Je me suis demandé: que se passe-t-il quand un empire meurt ? Qu’arrive-t-il à sa progéniture ? Et j’ai pensé: de la beauté peut-elle naître de la mort, de la mort d’un empire ? Une beauté de nature différente bien sûr, peut-elle surgir des ruines d’un empire qui s’est effondré ? » Nurrudin Farah (écrivain de Somalie) 


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Un Champ de forces

Souvent dans le doute mais obstinément, j’ai suivi une voie, elle m’a immanquablement mené vers la terre de mes origines ou plutôt, de nos origines ! J’ai été amené à me poser la question du pourquoi et pour qui danser en même temps que celle du comment. Si je me retourne un tant soit peu sur ces dernières…
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Le Principe de solitude

J'aime le travail de l'écriture chorégraphique. Celle du solo est de loin la plus difficile et la plus passionnante. Depuis quelques années, certains danseurs se sont attachés à mon travail. Ce sont des interprètes, c'est dire qu'ils sont capables de prendre toute leur part dans un travail de création. Quel couple étrange nous…
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Le Sacre du printemps

C'était une aube, Stravinsky créait "Le Sacre Du Printemps", une chose inouïe. On entendit un hymne, une ode à la Nature, la musique d'un monde, la vie, la reverdie. Nous savons maintenant qu'il composa un chant, celui des forces s'alliant du creux de la spirale au noir inéluctable. Printemps après printemps, une guerre a vomi l'autre guerre. lire la suite


L'Ordre de la bataille

Nous sommes à genoux. Nul bison dans la plaine. Au loin nul horizon, nul Dieu, pas de silence. L’ordre vient de très loin confondu dans nos signes et le bruit de nos jours. Il dit la fin ensemble dans la nuit refermée. Soumis déjà avant d’avoir vécu, piégés quand nous croyions lever les pièges, victimes et puis coupables. lire la suite


Epidémic

Le corps - quatre danseurs - L’accumulation du mouvement, sur place - corps déplacés ? là, sur place - exercice de chairs lointaines livré à nos yeux exercés - par la distance ? Jusqu’à ce que tremblent nos regards assurés. Jusqu’à la transe, la traversée. Heddy Maalem Le chorégraphe Heddy Maalem a saisi l’opportunité de sa présence à…
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Une Petite logique des forces

Cela serait, disons, une rareté : la présence du corps dans l’espace de la représentation. On ne saurait trop se l’expliquer, sinon, comme Antonin Artaud, à passer par l’énumération de ce que ça n’est pas. C’est donc devenu pour nous un pré-requis, l’exercice d’une longue patience, une lente pesée du regard : l’aguet de la…
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Black Spring

“Vous êtes né dans les monts Aurès, en surplomb du désert saharien, héritier un peu désemparé de ce juste aperçu de l’existence : seul, le désert au bord des yeux et comme ça toujours, entre ennui et merveille. Là-bas, les bergers soufflent d’interminables mélopées dans des flûtes en roseau. Le chant est beau. Il dit la nostalgie d’un…
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Les Petites formes

Le C.D.C nous donne l’occasion de retrouver certaines de nos danses, petites danses construites dans la guerre des jours. Des jalons sur la piste qui marquent ce que l’on peut appeler désormais un parcours... Déjà long ? Le temps qu’il faut pour relier un geste à l’autre geste, ce pas et le suivant et puis nos mains qui…
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Ko Debout

La droite est passée parce que je n’étais pas suffisamment sur mes gardes. A vrai dire, je ne me souviens même pas avoir perdu ce combat, c’est plus tard que j’ai appris la fin : comment je continuais de battre l’air de mes poings tandis que mon adversaire levait les siens vers le ciel. Je repense rarement…
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On n’est pas couché

Alors va falloir : Primo Pousser un cri d’amour Danser comme un animal ; métaphysique l’animal ! Rire d’un rien, mais tout en élégance. Etre léger ET grave, enfin, pas trop ! Pas lourd, merde ! profond voilà ! Modeste comme une tulipe mais tellement particulier. Et puis garder un grain de folie, oh oui, soyons fous ! lire la suite


Bal perdu

« Ne me demandez pas d’expliquer pourquoi tout a été de travers dés le début. En fait depuis que j’ai ouvert les yeux sur le monde, on dirait qu’il s’est toujours refusé à moi. Je ne comprends pas pourquoi Dieu nous a fait naître dans un pays aussi chaud. Ici, la vie transpire. Quand ma mère chantait ou…
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Trois vues sur la douce paresse

Tout est une lutte n'est ce pas ? violence, frénésie : voilà le tour que l’on nous a joué, « trois petits tours » que nous effectuons sur nos pistes personnelles, comme une course à handicap. Qu’est-ce qui échappe à ce rythme forcené ? Qui est à même d’opérer la capture des forces, de les contraindre ? Qui…
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Un œuf it’s enough


Dommage pour Hank

« Parler d’amour est plus que jamais d’actualité, ne pas se laisser dérouter par le bruit du monde, se tenir debout, mobile et désemparé, est plus que jamais d’actualité. Danser, à l’écoute du corps, reste d’une indispensable, inutile et merveilleuse actualité. Oui, au bout du compte, il faut se taire, être un danseur, un silencieux, un poète comme…
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Corridors

Dans le grand rush vers la difficile fin de notre siècle, nous vivons tous une perte de repères et de sens. « Corridors » sera le reflet de cette précipitation de notre vie actuelle, mais aussi l’évocation de ce qu’il y a d’immuable dans l’humaine condition, thème sempiternel dont traitent tous les arts, l’incessant conflit entre intériorité et…
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Transport Phénoména - 2/suite

Une interrogation sur la création contemporaine. Comment dire de nos jours pour être entendu ? Faut-il comme le danseur se taire de toutes ses forces ? C’est aussi une interrogation sur la danse. Le corps de la danse parle-t-il de lui-même ? C’est enfin une interrogation sur la féminité. Chargé des signes de la féminité ou bien en…
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Oum

Tombés, du ventre fertile Soufflés par le vent lourd Livrés, pieds et poings liés A une langue préméditée Que notre corps enlace. Eternel retour au ventre des origines. Mère, Parole première, Amère parole meurtrière, Corps pétri de l’enfant Par les mots meurtris de la mère. Dans les déserts endoloris de nos villes fourmilières, Gonflent des ventres abandonnés. Que croyons-nous avoir…
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